Des Kiwis fans des extrêmes
La Nouvelle-Zélande est un fabuleux pays, dont la somptueuse nature invite à la pratique des sports. De tous les sports. Et surtout des plus extrêmes...
Au bout du bout du monde, la Nouvelle-Zélande est le pays des Kiwis,
surnom que se donnent les Néo-Zélandais, en référence
à leur oiseau national, le kiwi, sorte de grosse poule qui a oublié
qu'elle savait voler. Le kiwi, c'est aussi ce fruit vert et juteux que vous
consommez l'hiver pour faire le plein de vitamines. Le pays des Kiwis, ou "pays
du long nuage blanc", Aotearoa, en maori, offre une multitude d'endroits
pour pratiquer des sports comme le bunji jumping, la chute libre, le parapente,
l'héli-ski (on est lâché en hélico sur des pistes
de poudreuse)...
Composée de deux îles, l'île du Nord, avec ses volcans et
ses paysages de collines et l'île du Sud, qui est baptisée "l'île
de Jade", la Nouvelle-Zélande est un pays de sportifs. Souvenez-vous
des All Blacks, ou des vainqueurs de la dernière Coupe de l'America.
Dans ce pays où la mer ne se trouve jamais à plus de 100 km de
l'endroit où vous êtes, les sports nautiques et aquatiques trouvent
des adeptes.
Une production néo-zélandaise s'est empressée de filmer
ces sportifs de l'extrême, dans une série appelée X-Force.
Parapente, surf, mountain-bike, escalade.... Et plongée! Le film présenté
le jeudi 31 octobre s'intitule "X-Force, the science of diving."
Profondeurs abyssales
L'histoire débute dans l'île du Sud, près du lac Wanaka.
Largués en hélico, des skieurs descendent jusqu'à un lac,
gelé, dans lequel ils opèrent une découpe. Habillés
de vêtements étanches, ils plongent avec des recycleurs et partent
en exploration sous la couche de glace. Ils plongent aussi au coeur d'eux-mêmes,
pour vaincre la claustrophobie qui guette. Le plus grand risque est le gel du
matériel. Ils reviennent de l'expédition ravis.
Les trois hommes, le Sud-Africain né à Auckland, Pete Mesley, l'Australian Dave Apperley et le Gallois Tim Cashman partent ensuite pour le nord du pays, dans la baie de Hautari. Au large des "Hen and Chicken Islands", repose, par 120 mètres de fond, un paquebot de luxe, le "RMS Niagara", encore appelé le "Titanic du Pacifique". Long de 160 mètres, ce navire de 13415 tonnes pouvant accueillir 693 passagers répartis en trois classes a coulé le 19 juin 1940 sur une mine posée par le croiseur allemand Orion. Avant d'être réquisitionné comme beaucoup d'autres paquebots par la marine, le RMS Niagara assurait la liaison entre Fiji et l'Australie, et entre la Nouvelle-Zélande et le Canada pour le compte de la compagnie Canadian Australasian. A l'époque, tous les passagers et marins avaient été sauvés. En 1941, une expédition avait permis de remonter une partie des barres d'or qui étaient à bord. Mais depuis, personne n'était redescendu. Cette fois, la plongée a été longuement préparée, à l'aide d'archives, de plans et de cartes. Les trois hommes connaisent le bateau par coeur. Bardés d'un équipement sophistiqué, ils descendent lentement: "Ce n'est pas le plus dur, avouent-ils. L'exploit réside dans le fait de remonter en toute sécurité!" L'ordinateur leur a préparé des paliers. L'obscurité est totale. Ils allument leurs lampes frontales conçues spécialement pour l'occasion. |
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Au bout de 36 minutes, une sonnerie d'alarme retentit. Il est
temps de remonter. Rester un minute supllémentaire obligerait à
de longs paliers supplémentaires. La remontée va durer plus de
quatre heures. Une vingtaine d'arrêts seront nécessaires pour effectuer
tous les paliers de sécurité, sachant que le premier débute
à 95 mètres. Finalement, près de la surface, des apnéistes
viennent les voir, les amuser quelques minutes, ou leur apporter un journal
dont les lettres s'effaceront lentement. Ce qui les guette, en dehors des "bends",
ce sont le froid et la déshydratation. Ils finissent par percer la surface
en souriant. Ils ont tourné les premières images de ce navire
englouti depuis plus de soixante ans. "La plus belle plongée que
j'ai jamais faite de ma vie", s'exclamera l'un d'entre eux...
Martine CARRET
En savoir plus:
Site web: www.naturalhistory.co.nz