Les dernières du jour N°3

Les plongeurs canadiens ont le choix entre trois océans, l’Arctique, l’Atlantique, le Pacifique. Cette année, ils avaient délégué Michel Gilbert, entre autres, pour être leur ambassadeur auprès du festival.

«Evidemment, l’image d’un pays froid nous colle à la peau mais on ne sait pas toujours que la plongée au Canada profite de trois océans et de la longueur de côte la plus importante au monde.»
Invité d’honneur du festival, Michel Gilbert a un peu joué le rôle d’ambassadeur de la plongée, avec des arguments en béton dans sa valise diplomatique. «Chez nous, on peut plonger dans plusieurs milliers de lacs. On peut s’offrir des aventures extrêmes sous les eaux de l’Arctique. On peut photographier du corail mou magnifique dans l’estuaire du Saint-Laurent, en écoutant le chant des baleines remontant le fleuve. On peut caresser les pieuvres géantes et approcher les orques en Colombie britannique. On peut compter dix homards au mètre-carré aux Iles-de-la-Madeleine. Bref, la plongée et le Canada vont bien ensemble. Mais c’est vrai que nous n’exploitons pas tous les sites possibles».
Ce tableau incitera peut-être les plongeurs français à débarquer à Québec ou Vancouver pour tenter le grand frisson canadien.
Le frisson, Michel Gilbert l’a ressenti durant ces cinq jours de festival. Et c’est peut-être à sa sensibilité québécoise que l’on doit cet hommage au festival d’Antibes :
«Je souhaite que tout le monde, en particulier élus et politiques, saisisse l’importance du Festival aux yeux du monde. Partout où je vais, on sait qu’Antibes, c’est le top. Le festival est un trésor dont on a besoin car c’est une source d’inspiration qu’on ne trouve pas ailleurs.»
La chute n’est-elle pas belle pour refermer les portes du Festival 2001 ?


Ils sont là :

- Iso 9002
Plongée Evasion affiche fièrement sa certification ISO 9002 ! Ce label, l’enseigne toulousaine présente au festival l’a obtenue en respectant un sévère cahier des charges dans ses protocoles de SAV. Allez-y, ils vous expliqueront tout.

- 180° d’image !
Plongespace présente un appareil photo numérique muni d’un dôme permettant de réaliser des photos à 180°. Et rectangulaires si vous le souhaitez ! Il vous reste que quelques heures pour découvrir cette merveille d’optique.

- Sur le net !
archivesmaritimes.com est un site web entièrement consacré à l’histoire internationale de la conquête sous-marine et au monde marin. Un simple clic et vous découvrirez images et textes en Français, Italien, Anglais, Allemand... A parcourir. Contact e-mail : Charton.virginie@wanadoo.fr

Prix “Coup de cœur”
Hier, vendredi 2, Rémy Attuyt a profité du Festival pour tourner une de ses émissions H2O et remettre le prix “Coup de cœur” de TMC à Leandro Blanco, pour son film “Une autre histoire”, une fiction originale. Il repart du Festival avec deux billets d’avion pour l’Égypte. Un prix qui tombe à pic pour Leandro qui est pilote de ligne en Espagne ! Retrouvez ce film prochainement sur TMC.

Nardo a les pieds lourds
“Extraordinaire !”, c’est le premier mot qui est sorti de la bouche de Nardo Vicente, président du jury dans la catégorie film, lorsqu’il a été libéré de sa tenue de pied lourd. Quinze minutes de bonheur dans la fosse de Pierre Passot, harnaché comme un scaphandrier d’antan, il raconte : “C’est un sacré barda mais une fois dans l’eau, on y est bien, aucune sensation d’étouffement. On arrive à bouger, mais de là à travailler !!

Sony l’a fait
René Heuzey innove. Il vient de mettre son savoir-faire au service de Sony qui vient d’élaborer un tout nouveau petit caisson adapté aux dernières caméras TriCCD numériques la même maison. L’engin est petit, étanche à 100 m et pèse une plume : 5 kg à sec, sans la caméra. Son prix : 23.000 F. Pour l’obtenir, allez sur le site internet de Sony, ou passez par D2P productions à Paris. A découvrir sur le stand Acapella Bleu.

Allez le voir chez le Grec
A voir, et même à lire absolument avant de mourir : le livre du photographe Constantinos Petrinos. Ce plongeur grec a fait trois séjours dans le détroit de Lembey, au Sulawesi, près de Manado. Cinq mois pour le dernier séjour, avec 320 plongées concentrées dans un mouchoir de poche, en emportant à chaque fois 4 caissons, et des gaziers qui font pleuvoir des blocs de la surface pour alimenter des plongées interminables ; Il en ressort un concentré de petites merveilles. De la macro à 100 %, et derrière chaque image ou presque, une histoire, une émotion, une action, quelque chose qui se passe dans un monde animal magnifiquement hostile bourré de petits animaux inconnus. Ne manquez pas ce livre à découvrir sur le stand de Constantinos, non loin des photos en concours. Il est distribué par Turtle Prod (voir Nicolas Barraqué, présent sur le salon).

MX 10 alias “Caroline”
Tout d’abord, Caroline est le prénom de l’appareil photographique MX10 de Maria Luisa Gargiulo. Ensuite, la jolie italienne aux airs de Marylin est elle aussi particulière, voire exceptionnelle : elle fait de la photo sous-marine ... en étant malvoyante de naissance en raison d’une grave maladie de le rétine. Elle est d’ailleurs venue à Antibes en compagnie de Giulio Nardone, qui fait de même ... en étant atteint de cécité.
En gros, impossible n’est pas italien et c’est tout d’abord au moyen du toucher que Maria Luisa appréhende ses sujets de prédilection, essentiellement les éponges et les coraux dont elle distingue les contours seulement. Le Mx10 de Sea and Sea, largement présenté sur le stand Sea and sea Aqualung, est l’appareil qu’elle a choisi pour réussir cet exploit qui la transforme. “Après mes plongées, j’améliore même mon potentiel visuel ; cela dure un ou deux mois”, dit Maria Luisa qui, au passage, est psychothérapeute à Rome.
C’est grâce aux petits déclics ressentis au contact de la molette de réglage que l’Italienne règle l’ouverture du diaphragme.
En bref, Maria Luisa touche vraiment sa bille en photo, et elle a naturellement proposé une de ses séries au concours diapos.

Du figatelli pour l’après plongée
Frédéric Lombard nous informe au passage que les centres Maeva Plongée à Porticcio et U Levante à Propriano ne se limitent pas à proposer des plongées superbes sur les fonds corses. Ils vous feront aussi transiter d’un golfe à l’autre en passant par le pays du “Taravu”, vous invitant à une halte gastronomique chez un fabricant de Coppa ou de Lonzo, voire même un petit producteur de Bruccio de derrière les fagots.
S’il a une sœur, ce n’est pas compliqué : gardez les yeux fixés sur votre bruccio, et mangez-le en silence.
Contact : Frédéric Lombard : 06 85 54 77 98.